Faire vivre le lieu collectivement.

La librairie a le plaisir d’accueillir une diversité d’événements tout au long de l’année.

Si vous aussi, vous souhaitez organiser quelque chose, n’hésitez pas à communiquer avec nous afin que nous puissions convenir ensemble de la meilleure manière de collaborer.

Lancement - Poétique de la téléréalité
nov.
2

Lancement - Poétique de la téléréalité

Les éditions Somme toute et la Livrerie vous invitent au lancement de Poétique de la téléréalité, avec Stéphane Girard et invité.e.s.

—

Et si les Real Housewives avaient quelque chose à nous apprendre sur l’époque contemporaine ? 

Depuis 2006, la téléréalité The Real Housewives met en scène le quotidien de femmes dont les liens se nouent et se rompent saison après saison. D’Orange County à Salt Lake City, ces docusoaps érigent même la dynamique conflit/résolution en spectacle là où Occupation double, le dating show québécois, sert de contrepoint : tout y converge vers l’union, sanctionnée par le public, d’un couple d’amoureux.

Que font ces franchises des individus qu’elles exposent ? Stéphane Girard montre comment la téléréalité les assujettit et de quelles manières ils la profanent en retour. Mobilisant les concepts de dispositif (Agamben), de dissensus (Amossy) et de disjonction (Greimas), il en propose la poétique : une description, sur les plans formel et thématique, de ce que ces émissions « font ». Qu’est-ce qui distingue les téléréalités « ouvertes » des téléréalités « fermées » ? Pourquoi le docusoap fait-il de la conflictualité son principe organisateur ? Que nous dit, enfin, la vraisemblance téléréaliste de cette post-vérité qui marquerait notre « grande conversion numérique » ?  

Une analyse savante et jubilatoire de la téléréalité, du conflit interpersonnel à lapost-vérité.  

« Si Occupation double se termine toujours sur l’heureuse formation d’un couple et que les Real Housewives ne débouchent jamais aussi profitablement que sur de la discorde, c’est peut-être que le docusoap aura compris, avant même la poétique entreprenant de le décrire et plus substantiellement que le dating show, que le réel n’a pas, à son instar, de dernier épisode. » 

—

Stéphane Girard est sémiologue. Professeur et coordinateur du programme en Sciences humaines et sociales interdisciplinaires à l’Université de Hearst, il est l’auteur notamment des essais Poétique du mixtape (2018) et Moi et ma fascination de moi (2021). Avant Le retour de Twin Peaks (2024), il a codirigé le collectif Pour que tu mèmes encore (2021), tous deux publiés dans la présente collection aux Éditions Somme toute.

Voir l’événement →
Lancement & causerie - Le coiffeur mal béni
nov.
4

Lancement & causerie - Le coiffeur mal béni

Lux éditeur et la Livrerie vous invitent au lancement de Le coiffeur mal béni de Zakaria El-Sem et Antoine Jobard.

—

« J’entends des voix, j’entends des voix ! Mes voix c’est ma loi, mes voix c’est ma joie, mes voix c’est mes droits ! [...] Je suis français, toi t’es français, mais moi je suis plus français que toi, parce que même si j’ai pas de papiers, j’ai la langue française et la royauté. »

Place Jemaa el-Fna, à Marrakech, contre quelques pièces, des gens racontent devant une foule captivée des récits intelligents avec des leçons de vie. C’est Netflix à la sauce marocaine.

Dans l’histoire qui nous occupe, Zakaria El-Sem quitte son Maroc natal, les yeux remplis d’Europe, et arrive à Paris, loin de chez lui. Là, il tombe dans la galère des sans-papiers. Face au racisme, à la police qui le pourchasse et à l’administration qui lui ferme toutes les portes, des voix, ses jnoun, prennent le contrôle de son esprit et de son corps. Il connaîtra alors la peur et l’enfermement psychiatrique. Mais aussi l’abondance et l’entraide, grâce à ses amis qui le suivront dans sa folie pour l’aider à en sortir. Il apprendra ainsi à vivre avec ces voix qui l’habitent.

Pour découvrir ce destin extraordinaire, écoutez-le vous raconter, avec Antoine Jobard, son parcours de coiffeur mal béni par la vie. Allez, soyez généreux, sortez les quelques pièces qui traînent au fond de vos poches ! Satisfaits ou remboursés.

—

Zakaria El-Sem est coiffeur. Le coiffeur mal béni est son premier livre. Antoine Jobard est auteur et éditeur. Il a publié le roman Atelier panique aux éditions du Sabot en 2023.

Voir l’événement →
Lancement - Les Grandes Nuits du petit dormeur (et de ses parents !)
nov.
7

Lancement - Les Grandes Nuits du petit dormeur (et de ses parents !)

Les éditions Trécarré et la Livrerie vous invitent au lancement de Les Grandes Nuits du petit dormeur (et de ses parents !) d’Amélie Fischer.

—

Cet ouvrage propose un regard profondément humain sur le sommeil de 0 à 5 ans, appuyé sur les connaissances actuelles en développement de l’enfant. Le bébé n’y est jamais réduit à un simple « problème» à régler. Le livre démonte les mythes du «faire ses nuits» et des recettes miracles, et redonne confiance aux parents en expliquant les vrais besoins des bébés liés à l’immaturité de leur système nerveux.

—

Amélie Fischer est la fondatrice de Petit Monde, dont la mission est d’accompagner les familles vers un sommeil plus serein, sans recours aux méthodes de conditionnement opérant. Spécialiste du sommeil et du bien-être du bébé et du jeune enfant, elle est éducatrice spécialisée depuis 2012 et professeure de yoga, formée au yoga sensible au trauma. Elle habite en Montérégie.

Voir l’événement →
Lancement & Causerie - La fabrique journalistique des célébrités
nov.
9

Lancement & Causerie - La fabrique journalistique des célébrités

Les Presses de l’Université de Montréal et la Livrerie vous invitent au lancement de La fabrique journalistique des célébrités sous la direction de Adrien Rannaud et Mélodie Simard-Houde, avec des textes de Paul Aron, Judith Caceres, Sébastien Drouin, Caroline Duchesne, Hervé Guay, Alexandre Larouche, Hans-Jürgen Lüsebrink, Sophie Ménard, Sarah Mombert, Solène Monnier, Marie-Odile Richard, Chantal Savoie, Will Straw, Bertrand Tillier et Ira Wagman.

—

Cet ouvrage ouvre une perspective inédite de l’histoire culturelle à partir d’un phénomène qui imprègne notre quotidien : la célébrité. De la naissance de l’espace public moderne au XVIIIe siècle à aujourd’hui, les objets et les discours journalistiques ont assuré la production et la circulation des figures publiques politiques ou artistiques. Que disent les stars de notre rapport à la culture, à l’information et aux médias ? À l’inverse, comment la culture médiatique définit-elle la célébrité ? En décryptant ce qui contribue à bâtir la figure moderne de la vedette, les quinze textes du collectif se penchent sur les liens qui unissent la presse, les représentations écrites et visuelles des célébrités et les pratiques de consommation. De Voltaire à Gainsbourg, en passant par Jenny Rock, Échos Vedettes ou la photographie promotionnelle, les sujets abordés dans ce livre s’attachent à bâtir une histoire culturelle francophone nord-atlantique de ce phénomène.

—

Adrien Rannaud est professeur agrégé de littérature et culture québécoises à l’Université de Toronto.

Mélodie Simard-Houde est professeure agrégée de littérature à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Voir l’événement →
Causerie - Le corps au combat
nov.
10

Causerie - Le corps au combat

Les éditions Leméac et la Livrerie vous invitent à une causerie sur « Le corps au combat » avec Anouk Lefebvre (Ventre, 2026), François Gilbert (Perdre, 2026), Christine Gosselin (La descente du coudre, 2026) et à l’animation Catherine Parent, chercheuse postdoctorale en littérature à l’UQAM et intervenante sur les ondes de Radio-Canada.

—

Violences obstétricales, douleur physique, maladie chronique, grossophobie, recours à la chirurgie bariatrique… Le corps est au cœur des nouveaux livres de François Gilbert, Christine Gosselin et Anouk Lefbvre.

Qu’il soit victime de violences externes, soumis au regard de l’autre ou aux prises avec une lutte intérieure, le corps se fait sous leur plume sujet de l’écriture pour mieux le questionner et, peut-être, se le réapproprier.

Comment écrire les manifestations du corps ? De quelle manière la littérature peut s’emparer de sa révolte, de sa lutte ou de sa métamorphose ? À quel moment interviennent les mots pour dire le mal-être physique ?

Autant de questions passionnantes qui seront soulevées lors de cette causerie animée par Catherine Parent, chercheuse postdoctorale en littérature à l’UQAM et intervenante sur les ondes de Radio-Canada.

Voir l’événement →
Causerie -  Inutile de mourir pour disparaitre
nov.
11

Causerie - Inutile de mourir pour disparaitre

La Livrerie vous invite à une causerie autour de la bande dessinée Inutile de mourir pour disparaitre avec l’auteur Laurent Lavaste et Marco qui est actuellement en situation d’itinérance et un des protagonistes de l’oeuvre. L’animation est à confirmer.

—

Cette bande dessinée sur l’itinérance dresse un portrait bouleversant de la réalité de ceux et celles que la société a décidé d’abandonner à ses marges.

Laurent Lavaste s’est retrouvé à la rue après une rupture amoureuse. Français d’origine, il a fait l’expérience de l’itinérance à Montréal, pendant deux mois et demi, entre décembre 2023 et juin 2024. Inspiré par l’humanité des personnes croisées sur sa route, il a mis à profit cette période difficile de sa vie en dessinant leurs portraits in situ, à l’ancienne, avec carnet et crayon à la main.

Manque d’argent, problème de santé mentale, dépendance aux drogues et à l’alcool, perte d’un travail, d’un logement, d’un proche… Par-delà les tragédies individuelles, c’est la magie de ses rencontres que Laurent Lavaste fait renaître dans cette bande dessinée, où le paysage urbain est magnifiquement illustré.

À l’heure où le Québec connaît une grave crise du logement, ces carnets d’itinérance nous tendent un miroir bouleversant et sans concession de la réalité de ceux et celles que la société a décidé d’abandonner à ses marges. Comme le dit l’écrivaine franco-camerounaise Léonora Miano : « Inutile de mourir pour disparaître, il suffit de n’être rien pour personne. »

« Moi qui n’ai pas lu de BD depuis Tintin et dont la seule expérience de l’itinérance est celle des campings près de la mer, j’ai tout aimé de ce livre, les dessins, les textes, les citations et la relation nécessaire entre ce qu’on voit, dit, pense et imagine. »
— Yvon Rivard (extrait de la postface)

Voir l’événement →
Causerie - Transformer Montréal par l’art mural : dans les coulisses de MU
nov.
13

Causerie - Transformer Montréal par l’art mural : dans les coulisses de MU

Comment l’art mural peut-il transformer notre regard sur la ville et contribuer à son identité culturelle ? À travers des œuvres réalisées à différentes échelles, dans différents quartiers et en dialogue avec les artistes et les communautés, l’art mural participe à faire de Montréal une véritable galerie à ciel ouvert.

Pour cette causerie, Elizabeth-Ann Doyle - cofondatrice, directrice générale et artistique de MU - et Julien Sicre - artiste muraliste chez MU - nous plongent dans les coulisses de la création de la collection des Bâtisseur·e·s culturel·le·s de MU, et plus particulièrement de la 30e murale : l’immense hommage réalisé à l’occasion du 100e anniversaire de Françoise Sullivan.

Comment transposer l’univers d’une artiste sur des milliers de pieds carrés ? Comment une murale se construit-elle en dialogue avec l’artiste, le lieu et les personnes qui le fréquentent ? De la conception de la maquette aux choix artistiques et techniques, cette rencontre permettra de découvrir les histoires, les défis et les rencontres qui se cachent derrière les grandes murales montréalaises, tout en posant un regard sur la manière dont l’art peut transformer la ville, son paysage et notre expérience de celle-ci.

Elizabeth-Ann Doyle :

Cofondatrice et directrice générale et artistique de MU depuis sa création en 2007, Elizabeth-Ann Doyle se consacre à cet organisme voué à l’art mural en tant que vecteur de transformation sociale et de revitalisation urbaine. L’approche audacieuse de MU intègre à la fois art public, embellissement, revitalisation, développement local, éducation civique et promotion des arts visuels.

Julien Sicre :

Originaire de Rennes, habitant désormais Montréal depuis 2009, Mshl, prononcé Michel, pratique le graffiti depuis plus de 25 ans. Au Québec, il enrichit ses recherches et donne plus de place dans sa pratique à l’abstraction. Il participe à différentes expositions à Montréal et réalise des œuvres grand format dans l’espace public montréalais. Alternant les formes géométriques et organiques, Mshl joue avec les espaces, les alignements, les couleurs (le bleu n’étant jamais bien loin) pour arriver à une composition qui tend vers l’équilibre.
Depuis 2017, avec MU, il offre des ateliers dans les écoles et assiste de nombreux muralistes tout en continuant sa propre recherche artistique. Il a participé à plusieurs œuvres marquantes comme la murale en hommage à Leonard Cohen, et dirigé, entre autres, le chantier de production de la murale hommage à Françoise Sullivan.
Parallèlement à la peinture, il expérimente la vidéo depuis 2013. Il a reçu plusieurs prix qui lui ont donné l’opportunité de montrer ses films en projection sur les murs de Montréal et au fameux festival Fantasia de Montréal.

Voir l’événement →
Lancement - Devenir Sarah
nov.
14

Lancement - Devenir Sarah

La Livrerie vous invite au lancement du livre photo Devenir Sarah de Robert Laliberté.

—

Devenir Sarah n’était pas destiné, au départ, à prendre la forme de ce projet ambitieux qui s’est déployé sur trente-sept ans. Il a commencé très simplement, comme un cadeau offert à sa nièce, Louise : la photographie d’une fillette le jour de son premier anniversaire. Au cours des ans, l’initiative a évolué de façon organique, portée par la même patience et la même attention qui caractérisent l’ensemble du travail de Laliberté. D’année en année, d’image en image, il est devenu la chronique d’une vie en mouvement, s’inscrivant désormais dans la lignée de projets au long cours tels ceux de Zoe Leonard (onze ans), d’Alessandra Sanguinetti (vingt ans), Frans Hofmeester (vingt ans) et surpassé en durée seulement par celui de Nicholas Nixon (quarante-six ans).


Ce qui distingue cette série de photographies de Robert Laliberté, c’est l’intimité au cœur de la création, alliée à une rigoureuse maîtrise de la composition. Avec le temps, Sarah n’a pas été qu’un simple modèle ; elle a endossé le rôle d’une véritable collaboratrice. La volonté de Laliberté de l’impliquer pleinement dans l’élaboration de chaque mise en scène a donné naissance à des images qui ne paraissent jamais posées, qui dégagent une clarté singulière, qui sont imprégnées d’authenticité. Il en résulte un corpus à la fois profondément personnel et universel – une méditation soutenue sur la croissance, l’identité et le passage des ans, vue à travers le regard d’un artiste attentif aux révélations discrètes de la vie quotidienne.

—

Robert Laliberté est un photographe montréalais dont la pratique englobe notamment la photographie de rue et des portraits engageants qui cherchent à révéler la vie intérieure de ses sujets. Il a photographié de nombreuses figures du milieu artistique – théâtre, télévision, arts visuels – ainsi que des personnalités issues du monde public et politique. Sa capacité à mettre les gens à l’aise devant l’objectif lui permet de saisir des scènes d’une intimité déconcertante. En matière de portrait, tout repose sur le moment décisif et Laliberté possède un instinct rare pour reconnaître et capter l’instant précis où l’originalité, la vulnérabilité ou la force tranquille d’un sujet se dévoilent pleinement.

Voir l’événement →
Lettres au vivant
nov.
15

Lettres au vivant

Dans le cadre du Salon du livre de Montréal, la Livrerie vous invite à une rencontre autour du projet Lettres au vivant d’Anaïs Vially.

—

Lettres au vivant est une invitation à adresser une lettre, quelques lignes, un poème ou même un dessin à un être ou un élément du vivant auquel vous êtes attaché : un arbre, un oiseau, un animal familier, un fleuve, une mousse, un paysage… Pour lui exprimer ce que, peut-être, vous ne lui avez jamais dit.

Le projet est lancé à Montréal en septembre 2026 à l’occasion de la Semaine Climat Montréal et se poursuivra jusque fin novembre.

Voir l’événement →
Causerie - Panel littéraire sur l'alimentation
nov.
16

Causerie - Panel littéraire sur l'alimentation

La Coalition Nourrir l'humanité durablement vous invite à ce panel regroupant deux autrices et un auteur qui ont choisi de transposer leur recherche dans le monde de l'alimentation et de l’agriculture en un ouvrage littéraire. Les panélistes reviendront sur la démarche qui a mené à la rédaction de leur livre; de la recherche à l'écriture. Les échanges permettront également d'aborder les enjeux auxquels fait face le système alimentaire québécois et les réflexions qu'ils suscitent.

—

Julie Francoeur est chercheuse associée au Groupe de recherche sur le travail agricole (GReTA-UQAM) et chargée de cours à l’Institut des sciences de l’environnement (ISE). Récipiendaire du prix Moïse-Cossette 2024, elle est activement impliquée dans de nombreuses activités de transfert des connaissances destinées à différents publics. Elle est également l’autrice, aux éditions du Remue-ménage, de l’essai Sortir du rang : la place des femmes en agriculture (2023). 

—

Docteure en droit et chargée de cours à l’Université d’Ottawa, Jessica Dufresne est une juriste spécialisée autour du droit à l’alimentation. Ses recherches portent notamment sur l’insécurité alimentaire au Québec et au Canada et sur la transition des systèmes alimentaires. En plus de ses activités académiques et de sa participation à plusieurs projets de recherche sur les systèmes alimentaires au Québec, Jessica mobilise ses connaissances sur le terrain à titre de chargée de projet Droit à l’alimentation au sein du Regroupement des cuisines collectives du Québec. Elle est également autrice de l’ouvrage Le droit à l’alimentation en contexte canadien.

—

Justin Laramée est l’auteur de Transmissions (Prix-Gratien-Gélinas en 2008) ainsi que de Éloges de la fuite (Dramaturges éditeurs) et Quatre Mélanie et demie (Québec Amérique). Il est directeur littéraire aux éditions Somme toute et directeur artistique de VA arts vivants.


Voir l’événement →
Causerie - Écrire pour réparer le monde ?
nov.
17

Causerie - Écrire pour réparer le monde ?

Dans le monde déboussolé que nous connaissons, écrire est un « acte politique », pour reprendre l’expression d’Annie Ernaux.  Mais également un acte de résistance et une façon de transmettre l’expérience intime du vivant. Dans quelle mesure l’écriture peut-elle être un acte réparateur? Une manière de panser/ penser les plaies individuelles et collectives d’une société en quête de nouveaux espoirs pour durer ? L’écriture comme geste et recours face au désenchantement.

Avec Yara El-Ghadban – Nadine Ltaif – Ouanessa Younsi – France Mongeau
Animation : Lise Gauvin – Diane Régimbald

Organisé par le Parlement des écrivaines francophones.


LES AUTEURS |

Née en 1976, Yara El-Ghadban est romancière et anthropologue d’origine palestinienne. Ses livres racontent la vie des hommes, des femmes et des enfants qui, face à l’histoire, à la violence et à l’exil, rêvent de demain. Elle est l’autrice de quatre romans aux éditions Mémoire d’encrier dont le plus récent, La danse des flamants roses, paru en 2024, a remporté le Prix Mare Nostrum et le Prix du 3 e Poulpe. Yara El-Ghadban a signé son premier roman L’ombre de l’olivier en 2011. Elle publie Le parfum de Nour en 2015 et Je suis Ariel Sharon en 2018. Elle reçoit, pour ce dernier, le Prix de la diversité du festival Metropolis Bleu en 2019. Je suis Ariel Sharon a été traduit en anglais, en arabe et en allemand. En 2021, elle cosigne avec Rodney Saint-Éloi l’essai Les racistes n’ont jamais vu la mer. Son plus récent ouvrage, Les fascistes n’ont jamais compté les étoiles, co-signé avec Rodney Saint-Éloi a paru en 2026. Elle vit à Montréal.

—

Lise GAUVIN est une essayiste, romancière et poète québécoise. Elle a publié une trentaine de livres, parmi lesquels La Fabrique de la langue. De François Rabelais à Réjean Ducharme (Paris Seuil, coll. Points, 2004 et 2011), Lettres d’une autre ou « Comment peut-on être québécois(e)?(Montréal, Typo, 2004 et 2007) et Langagement. L’écrivain et la langue au Québec, Boréal, 2000. Comme musicienne, elle a participé à des spectacles littéraires polyphoniques tels que Journaux intimes au féminin. Écrivaines et compositrices françaises et québécoises du 19 e siècle (2024) et Des femmes francophones dialoguent pour la paix (2026). Ses derniers titres sont un roman, Et toi, comment vas-tu??(Montréal, Leméac, 2021;  Paris, Éditions des femmes, 2022), des essais, Des littératures de l’intranquillité (Paris, Karthala, 2023) et  Créer, écouter : Portraits d’artistes et d’écrivain.e.s (Montréal Mémoire d’encrier, 2024),  des   recueils poétiques, Si J’étais Dieu (Paris, Fabulla, 2023) et L’Embâcle (Paris, Transignum, 2024)  ainsi que, en co-direction avec Fawzia Zouari, La Francophonie au féminin : un espace à inventer (Montréal, Mémoire d’encrier, 2024). Elle a reçu en 2019 le Prix du Québec G.E.Lapalme, en 2020, la Grande Médaille de la francophonie décernée par l’Académie française et, en 2026, elle est devenue Officière de l’Ordre des Arts et Lettres de France.

—

Nadine Ltaif est l’autrice de plusieurs recueils de poésie aux éditions du Noroît. Elle a été remarquée par sa manière de traiter de l’expérience de la migration et de l’exil en puisant dans les mythologies de sa région d’origine, le Moyen-Orient, tout en se mesurant aux réalités de son pays et de sa ville d’accueil. Elle a été finaliste au prix Nelligan pour Entre les fleuves au prix et au prix Alain-Grandbois de l’Académie des lettres du Québec pour Chant des créatures. Elle est directrice et cofondatrice de la revue numérique Mïtra et travaille à la production de films avec la compagnie Nadja Productions. Elle est membre du Parlement des écrivaines francophones et du Comité Femme de PEN Québec.

—

France Mongeau est née à Trois-Rivières au Québec en 1961 et a publié une dizaine de livres de poésie dont le plus récent, Volontiers le réel, vient de paraître aux Éditions du Noroît (2026). À ces titres s’ajoutent cinq livres d’artistes du Québec et de France. Ses différents ouvrages mettent en scène de grandes étendues : les glaces du Nord, le fleuve, le gouffre de l’étang, la grand-route, la steppe. La forêt. Professeure de littérature pendant 27 ans, France Mongeau a donné des conférences et des ateliers d’écriture et a participé à différents jurys ainsi qu’à plusieurs manifestations littéraires au Québec et à l’étranger. France Mongeau est, depuis 2023, directrice éditoriale de la revue Les écrits et, depuis 2017, copilote du Laboratoire de l’écrivain.e des Productions Langues pendues. Elle vit à Dunham en Estrie. 

—

Diane Régimbald vit à Montréal. Elle a publié près d’une quinzaine de livres dont huit recueils de poésie au Noroît, notamment Elle voudrait l’ailleurs encore (2024), Grand Prix Québecor du Festival international de poésie 2024, Au plus clair de la lumière, Sur le rêve noir, L’insensée rayonne, finaliste au Prix poésie du Gouverneur général du Canada 2013. En France : aux éditions Lieux-Dits, Seulement les mots en 2026; au Petit Flou, Toi au soleil pâle ou brûlant, De mère encore; à l’Atelier des Noyers, Nos attachements avec Denise Desautels et Louise Dupré, Échographies, Cœur d’orange. Elle a participé à plusieurs projets collectifs, anthologies,
livres d’artistes et événements littéraires au Québec et dans le monde et réalisé plusieurs résidences d’écriture. Certains de ses textes ont été traduits en allemand, anglais, catalan, en espagnol et en italien. Elle est membre du Comité femmes de PEN Québec, du Parlement des écrivaines francophones et de l’Académie des lettres du Québec.

—

Ouanessa Younsi est autrice et médecin psychiatre. Elle a publié cinq recueils de poésie aux éditions Mémoire d’encrier, le plus récent étant Quand je vis. Elle a également publié deux essais littéraires qui abordent la question du soin : Soigner, aimer (Mémoire d’encrier) et Soigner écrire (Presses de l’Université de Montréal). Pour ce dernier livre, elle a reçu le Prix de la revue Études françaises 2024 et le Prix littéraire du Gouverneur général dans la catégorie Essai. Elle a également codirigé le livre collectif Femmes rapaillées. Entre deux patient.e.s, elle écrit ; entre deux livres, elle soigne.

Voir l’événement →
Lancement double - Quartz
nov.
18

Lancement double - Quartz

Les éditions Quartz et la Livrerie vous invitent au lancement double de La nuit affiche complet de Michel X. Côté et de Piéger les géant·es de Gabrielle Izaguirré-Falardeau et Andes A. Beaulé.

—

LA NUIT AFFICHE COMPLET

Le poète et parolier de Rouyn-Noranda nous invite à nous perdre dans les bois, ceux du bout du monde et des âges géologiques. Remontant le chemin de l'enfance malgré ses traces qui s'effacent, il convie les thèmes qui lui sont chers - la Terre, la faune, le monde qui bascule, notre modeste humanité - et observe par le prisme de la poésie et du dessin sa propre disparition. Le rythme est celui du vieil homme qui pourtant ne s'arrête pas de marcher ; il continue d'avoir soif. Le sentier qu'il emprunte à travers sa forêt d'épinettes, d'étoiles et de songes n'est pas linéaire, mais prédispose aux errances et égarements, aux hésitations et aux temps lents.

Michel X Côté nous ouvre la porte sur un lieu intime avec une grande lucidité et une troublante humilité. Sa poésie faite de regards portés sur soi et sur plus grand que soi témoigne de la force et de la vulnérabilité de celui qui entre dans la nuit ; elle nous console et convainc que toutes nos petites fins sont le début de quelque chose d'autre.

—

PIÉGER LES GÉANT·ES

En 2025, le Quartz et le centre d'artistes l'Écart, dont les affinités sont plurielles, ont eu envie de mailler un·e écrivain·e et un·e artiste visuel·e dans une sorte de laboratoire permettant d'explorer un thème commun. Gabrielle Izaguirré-Falardeau et andes a. beaulé ont exploré la thématique du chez-soi par la confidence, l'observation, le témoignage et l'humour, toujours en écho de la parole de l'autre. Rapidement, des géant·es ont émergé de leurs échanges et une résistance s'est organisée. Le chez-soi était dedans, dehors, dans les rues; le politique, dans la maison, la maison politique.

Ce dialogue conjugue colère, fougue, élans de solidarités et connivences pour continuer et s'affirmer dans un monde qui bascule. Il célèbre la puissance inégalée du lien humain. Gabrielle et andes rient fort, ne pèsent pas leurs mots, ont les yeux brillants et aiment autant donner que recevoir. Iels ont sorti leurs plus belles nappes et leur vaisselle dépareillée, et nous invitent en ces lieux où il y en a toujours assez pour tous et toutes.

La collection " Forêts " se veut un lieu d'exploration, de création et de rencontre. Les forêts sont faites de sentiers à défricher et de chemins à emprunter. Propices aux contemplations et aux rêveries du promeneur solitaire (ou non), les forêts sont des espaces où nos esprits se libèrent et s'apaisent, mais aussi des territoires où une simple étincelle peut allumer tout un brasier.

—

Michel X Côté est poète et parolier. Il a, à ce jour, fait paraître dix recueils de poésie et « Vaste ciel suivi de Des eskers de beauté » est son troisième titre aux Éditions du Quartz. Il a signé plusieurs textes de chansons pour, entre autres, le groupe Abbittibbi, Richard Desjardins, Karen Young, Michel Faubert, Yann Perreau et Claire Pelletier. La pratique assidue du dessin, sous toutes ses formes, accompagne son écriture.

Gabrielle Izaguirré-Falardeau est diplômée de l’École nationale de la chanson de Granby. Étudiante en psychologie et travail social, elle nourrit son art d’un intérêt marqué envers les enjeux politiques et sociaux actuels. On a pu la lire déjà dans les collectifs Abitibi/Montréal et Prendre pays, publiés aux Éditions du Quartz, et dans la revue Zinc.

andes a. beaulé est artiste visuelle, auteur, ami·e, chercheur, amoureuxse, pédagogue, passionné·e du vivant et apprenti-musicien habitant à Tiohtià:ke (Montréal, QC). La fluidité entre le travail et la vie, le féminin et le masculin ou encore le doux et le radical ne sont pas binaires, mais plutôt des traces de complexités et de beautés quant à tout ce qui vibre. Sa pratique artistique a pris essor via différentes résidences au Québec, grâce à différentes bourses des Conseils des arts et son excellence est reconnue par le milieu de l'art contemporain, notamment par le Prix Polygone (2025). Sa posture de l'abstraction prend souffle dans les éphéméras – les communautés artistiques et en marge, les liens relationnels profonds, les arts imprimés, les sexualités, le mail art, l’écriture, l’émancipation, le dessin, puis le livre comme prise de parole invitant aux rassemblements, discussions, oralités et pédagogies alternatives.

Voir l’événement →
Causerie - Écrire autour de la mort: fin de vie, deuil et legs
nov.
20

Causerie - Écrire autour de la mort: fin de vie, deuil et legs

Nous vous convions à cette rencontre de quatre auteur·ices qui ont eu recours à l'écriture pour donner un sens aux diverses manifestations de la mort d'un·e proche. Maladie, accompagnement en fin de vie, mort subite, suicide, don d'organes et autres expériences traversent les histoires de deuil qu'abordent Nicholas Dawson, Sara Garneau, Gabriel Kunst et Arizona O'Neill, que ce soit par le journal intime, l'essai, la poésie ou le roman graphique. Les quatre auteur·ices s'entretiendront au sujet des écritures qui tentent de saisir les différents temps liés à la mort d'autrui.

—

Né au Chili, Nicholas Dawson est écrivain, éditeur, chercheur et commissaire. Il est l’auteur de plusieurs livres genres variés, dont certains primés et réédités en format poche. Pendant cinq ans, il a dirigé les éditions Triptyque, et il est actuellement membre de l'équipe éditoriale des Éditions du remue-ménage.

Sara Garneau, enseignante de formation, a complété une thèse de recherche-création en études littéraires à l’Université Laval sur les représentations du fleuve Saint-Laurent dans les oeuvres narratives féminines contemporaines au Québec. Elle a publié des articles, des chansons, des nouvelles, des réflexions. Et le chant reste beau est son premier livre.

Gabriel KUNST est poète, traducteur et docteur en études littéraires. Il est l’auteur des recueils Les cœurs de pomme et leur syntaxe et Nos photosynthèses et de l’essai Quand les spectres prennent la parole : échos beckettiens chez Christophe Tarkos.

Arizona O’Neill habite Montréal. Elle est l’autrice de la collection d’entretiens illustrés Est-ce qu’un artiste peut être heureux ? publiée par la Revue Zinc. Elle a illustré L’enfant dans le miroir de Nelly Arcan et Valentine in Montreal de Heather O’Neill. Ses dessins ont été publiés dans Hazlitt, Exclaim !, Canadian Geographic et The Gazette. Elle a réalisé des vidéos animées pour de nombreux médias, notamment pour Radio-Canada. Opioïdes et organes est son premier roman graphique.

Voir l’événement →
Causerie - Et l'avenir veut vivre
nov.
21

Causerie - Et l'avenir veut vivre

Devenir mère est une épingle qui, piquant à travers les étoffes, rassemble l’émerveillement, l’étonnement quotidien, et pourtant le sentiment d’une malédiction. Dans son recueil L'ÉPINGLE FILANTE, qui lui a valu d'être finaliste au Prix de poésie Trillium, Noémie Roy creuse les tensions et les contradictions de la maternité. Comment l’expérience de devenir mère change-t-elle l’approche de l’écriture, le temps qu’on lui accorde, les façons de créer? Comment conjuguer le soin et la création? Le 21 novembre, La Livrerie accueillera Noémie Roy et Nelly Desmarais, écrivaines et mères, pour un échange autour de ces questions : une conversation qui promet d’être aussi tendre et honnête que les vers de Noémie.

—

Née en 1986, Nelly Desmarais est originaire de Richelieu, en Montérégie. Elle a une maîtrise en littérature de l’Université du Québec à Montréal, où elle poursuit actuellement des études doctorales. Elle a travaillé dans le milieu de l’édition pendant douze ans. Son livre de poèmes Marche à voix basse, paru au Quartanier en 2022, a remporté le prix Émile-Nelligan.

—

Noémie Roy est une écrivaine dont la pratique se déploie autour de la thématique du soin. Détentrice d’une maîtrise en études théâtrales, Noémie Roy déploie une approche interdisciplinaire. Certains de ses projets littéraires touchent aux arts de la scène, aux arts visuels et aux arts numériques. Depuis 2021, elle partage son expérience de la littérature dans un contexte pédagogique en tant qu’enseignante.

Voir l’événement →

Lancement - Les rapides
oct.
29

Lancement - Les rapides

Les éditions du Boréal et la Livrerie vous invitent au lancement du roman Les Rapides de Simon Leduc.

—

En 1997, âge d’or des blogues, fanzines et périodiques musicaux, Luu, journaliste, amorce une recherche à propos d’une figure obscure du rock et découvre peu à peu un pan inconnu de la jeunesse de son mari, Olivier. Son enquête la mène, avec leurs deux filles adolescentes, à Courtois, dans le Témiscouata, où sont nés Les Rapides, le groupe d’Olivier, à la fin des années 1960.

Si Olivier n’a rien dit du quintet rock, c’est que sa brève existence a causé beaucoup de remous, tant dans l’histoire familiale que dans le village de Courtois. Or, comment échapper à un destin explosif lorsqu’une bande de cinq adolescents bruyants et hétéroclites au possible sont recrutés par un curé magouilleur du nom de Desbiens, qui a de surcroît des visées séductrices sur la mère d’Olivier ?

Crise d’adolescence et bouillonnement culturel de la jeunesse québécoise composent un chant de révolte dans ce roman qui explore le pouvoir libérateur de la musique et le choc des valeurs de la Révolution tranquille. Les Rapides se veut aussi un hommage à la marginalité et aux femmes artistes dont la contribution est trop souvent négligée dans l’histoire de la musique.

—

Simon Leduc a crié dans le band punk Suck la Marde, il a tenté de chanter avec La Descente du Coude, mais rien n’est plus fort pour lui aujourd’hui que l’écriture. Son premier roman, L’Évasion d’Arthur ou La Commune d’Hochelaga, a fait rire et pleurer. Son plus récent, Les Rapides, se lit à plein volume.

Voir l’événement →
Lancement - Revue Siggi
oct.
28

Lancement - Revue Siggi

Les éditions L’Esprit libre et la Livrerie vous invitent au lancement du numéro 13 du magasine Siggi : La mauvaise humeur, sous la direction de Jules Pector-Lallemand et Barbara Thériault.

—

Les éditions L’Esprit libre vous présentent Siggi, le seul magazine de sociologie grand public dans toute la francophonie. Des textes courts et ancrés dans la vie quotidienne, avec illustrations et photographies.

Voir l’événement →
Lancement - Ma mère est un chevalier cuivré
oct.
27

Lancement - Ma mère est un chevalier cuivré

Les éditions XYZ et la Livrerie vous invitent au lancement de Ma mère est un chevalier cuivré de Catherine Martellini.

—

La mère d'Ada a disparu. Pas de corps, pas d'explication. Ada recueille les témoignages de son entourage et les fragments de vie laissés par sa mère, mais le mystère reste entier et l'attente s'étire, tenace. En parallèle, Clémence, biologiste, constate avec effarement le déclin de certaines espèces animales et poursuit la trace des derniers chevaliers cuivrés. Dans les paysages du fleuve Saint-Laurent, avec ses îles, ses battures, sa faune et sa flore, les enquêtes de ces deux femmes se croisent. Au monde intime délité d'Ada fait écho le constat bouleversé de Clémence : si certaines présences s'effacent, d'autres émergent, rappelant que la vie sait renaître sous de nouvelles formes.

—

Née à Sorel-Tracy, au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Richelieu, Catherine Martellini partage aujourd’hui sa vie entre Montréal et Trois-Pistoles, deux territoires aussi façonnés par le fleuve. Avant de se tourner vers la littérature, elle a longtemps navigué entre les langues et les histoires : d’abord traductrice, puis journaliste, elle a couvert pendant une décennie des enjeux sociétaux, scientifiques et environnementaux. Depuis six ans, elle imagine des récits de marque pour des organismes et des entreprises au sein d’Insubordination, atelier de création qu’elle a cofondé. Ma mère est un chevalier cuivré est son premier roman.

Voir l’événement →
Lancement - Là où l'espagnol me fait mal
oct.
26

Lancement - Là où l'espagnol me fait mal

Les éditions du Lézard amoureux et la Livrerie vous invitent au lancement de Là où l'espagnol me fait mal de Natalie Fontalvo.

—

Une femme cherche sa langue à travers les couches de ses multiples vies et les traces du passé. Née au Sud, habitée par ce qu’elle a laissé derrière, elle avance entre les histoires familiales qui l’ont construite et cette terre nouvelle qu’il lui faut apprivoiser. S’adressant tour à tour à sa sœur, ses tantes, sa mère ou son fils, la poète défie l’absence et réaffirme la puissance du lien.

D’une voix lucide, explorant minutieusement ce qui constitue son identité, animée d’une volonté de se lire, de se dire, la poète raconte les bateaux qui toujours lèvent l’ancre pour rebricoler l’espoir. En français et en espagnol, sa poésie éclate avec force et sensibilité, créant un espace de rencontre entre l’hiver et la savane, la glace et la mangrove. Du mal du pays aux élans de l’espoir, ces poèmes célèbrent ce qui persiste, malgré la distance, malgré l’errance.

j’ai compris trop tard

des blocs de glace persistante s’étaient installés

comme de la mauvaise herbe

había perdido el camino hacia el corral

ni siquiera lloré

sous l’enclos vivaient aussi

mes espèces endogées

celles intouchées par des lueurs

endothermes

inflammables

—

Autrice, performeuse, directrice artistique, Natalie Fontalvo aurait voulu être pirate ; née au mauvais siècle pour la piraterie, elle est devenue artiste pluridisciplinaire. Comme ses identités, la pratique artistique de Natalie est mestiza : littérature, théâtre, cinéma, arts multidisciplinaires. On a pu voir son travail dans la Ville de Québec et à l’international, dans des salles de diffusion et des festivals. Récipiendaire de plusieurs bourses et distinctions, elle a été finaliste au Prix Relève professionnelle en Capitale-Nationale en 2023. En arts littéraires, en plus de sa pratique de la poésie orale, Natalie a dirigé la création de plusieurs projets littéraires scéniques et audiovisuels, dont Féroce Croustillant Carnaval (Festival Carrefour, 2026) et Le vieil homme et la mer (Québec en toutes lettres, 2023). Elle poursuit par ailleurs une maîtrise en traduction littéraire à l’Université Laval. On a pu lire certains de ses textes dans des revues littéraires et des recueils collectifs, dont Épidermes et Il y a des joies dont on ignore l’existence (Somme toute, 2021 ; Diverses Syllabes, 2022). Son premier recueil de poésie en solo, Là où l’espagnol me fait mal, paraît au Lézard amoureux à l’automne 2026, accompagné d’un spectacle littéraire du même nom produit par Québec en toutes lettres. Elle est aussi la cofondatrice et codirectrice du Festival international de poésie de Québec, dont la première édition a eu lieu en mars 2026. Depuis 2023, Natalie est la codirectrice artistique de Spoken word Québec, où elle travaille à déposer la poésie là où on ne l’attend pas.

Voir l’événement →
Lancement - Être prêtre et gai. Sociologie des parcours de prêtres catholiques homosexuels au Québec
oct.
23

Lancement - Être prêtre et gai. Sociologie des parcours de prêtres catholiques homosexuels au Québec

Les Presses de l'Université d'Ottawa et la Livrerie vous invitent au lancement de Être prêtre et gai. Sociologie des parcours de prêtres catholiques homosexuels au Québec de Loïc Bizeul.

Pour l’occasion, l’auteur s’entretiendra avec Philippe Martin, professeur d'histoire moderne à l'Université Lumière Lyon 2 et directeur de l'Institut supérieur d'étude des religions et de la laïcité et Manon Massé. La discussion sera animée par David Koussens

—

Comment devient-on prêtre lorsqu’on est homosexuel ? Comment vit-on son homosexualité au sein d’une institution qui continue de la condamner, alors même que celle-ci s’est largement normalisée dans la société contemporaine ?


Fondé sur une enquête qualitative inédite menée au Québec et au Canada auprès de prêtres, d’anciens prêtres et de séminaristes catholiques homosexuels, Être prêtre et gai explore les manières dont ces hommes composent avec une double appartenance souvent présentée comme inconciliable. À rebours des lectures simplificatrices, Loïc Bizeul met en lumière les ajustements discrets, les arrangements silencieux et les formes de dévoilement partiel par lesquels ils cherchent à maintenir une cohérence de soi au fil de leurs trajectoires.

En croisant sociologie du catholicisme, sociologie des sexualités et approche interactionniste, cet ouvrage propose une lecture originale et profondément humaine des recompositions contemporaines du religieux et de l’intime dans le Québec contemporain.

—

Loïc Bizeul, titulaire d’un doctorat en études du religieux contemporain de l’Université de Sherbrooke, est sociologue des religions et des sexualités. Chercheur partenaire du Centre de recherche Société, Droit et religion de l'Université de Sherbrooke, ses travaux explorent les dynamiques identitaires, les normes sexuelles et genrées, ainsi que les recompositions contemporaines du catholicisme.

Manon Massé est travailleuse sociale de formation et détient aussi une mineure en théologie (UdeM). Impliquée dans les causes féministes, elle cofonde le collectif non partisan D’abord solidaires en 2002 et participe ensuite à la fusion d’Option citoyenne et de l’Union des forces progressistes pour mettre sur pied Québec solidaire (QS) en 2006. Lors d’une élection partielle, elle devient la première candidate de QS à une élection dans la circonscription de Sainte-Marie–Saint-Jacques. En 2014, elle devient la troisième députée de QS à l’Assemblée nationale. En 2017, elle devient co-porte-parole de QS avec Gabriel Nadeau-Dubois, en plus d’être cheffe parlementaire du parti jusqu’en septembre 2021.

David Koussens est professeur et titulaire de la chaire de recherche Droit, Religion et Laïcité à l'Université de Sherbrooke. Il est membre du Collège de nouveaux chercheurs et créateurs en art et en science de la Société royale du Canada.

Voir l’événement →
Lancement et entretien - Antifa : 100 ans de résistance antifasciste
oct.
22

Lancement et entretien - Antifa : 100 ans de résistance antifasciste

Entretien bilingue avec Gord Hill (en duplex) et Marie C Scholl-Dimanche (en personne), traductrice de l’ouvrage, sur la bande dessinée militante, le fascisme et les résistances à cette idéologie.

—

Le fascisme est une idéologie politique relativement récente, mais certaines des pires atrocités de l’histoire moderne ont été commises en son nom. Depuis son émergence en Italie dans la foulée de la Première Guerre mondiale jusqu’à ses manifestations contemporaines, en passant par l’Allemagne nazie, l’Espagne franquiste et le Ku Klux Klan aux États-Unis, il a laissé une empreinte profonde sur le XXe siècle et continue d’influencer le monde actuel.

Parallèlement, des générations de militant·es, de syndicalistes, de communautés marginalisées et de citoyen·nes se sont mobilisées pour y résister. Leurs luttes rappellent que l’histoire du fascisme est aussi celle des résistances qui lui ont été opposées.

À travers un récit visuel rigoureux et accessible, Antifa : 100 ans de résistance antifasciste éclaire des phénomènes historiques complexes et propose des clés de lecture pour mieux comprendre les manifestations actuelles de l’extrême droite ainsi que les mouvements qui continuent de lui faire obstacle.

—

Membre de la nation kwakwaka’wakw, Gord Hill est l’auteur des bandes dessinées The 500 Years of Indigenous Resistance Comic Book, The Anti-Capitalist Resistance Comic Book et The Antifa Comic Book. Il s’implique depuis plus de trente ans dans les mouvements autochtones et altermondialistes.

Marie C Scholl-Dimanche a grandi à Montréal dans une famille trilingue (français, anglais, allemand). Traductrice, cultivatrice et artiste, elle détient un baccalauréat en philosophie et en anthropologie de l’Université de Montréal. Ses clients sont principalement des OBNL engagés dans la lutte pour la justice sociale et la promotion des arts, ainsi que des maisons d’édition. Parmi les faits notables de sa carrière de traductrice, notons le film Haiti betrayed, d’Elaine Brière, la bande dessinée 500 Years of Indigenous Resistance, de Gord Hill (trad. 500 ans de résistance autochtone, Éditions Prise de parole, 2023), de même que l’autobiographie de la militante kanien ’kehá:kaKatsi ’tsakwas Ellen Gabriel, When the pine needles fall (trad. Quand tombent les aiguilles de pin : Une histoire de résistance Autochtone, Éditions du remue-ménage, 2025).

Voir l’événement →
Rencontre - Atiq Rahimi
oct.
21

Rencontre - Atiq Rahimi

À l’occasion de sa venue au Québec, Atiq Rahimi s’entretiendra avec Marie-Andrée Lamontagne sur l’ensemble de son oeuvre.

—

Atiq Rahimi est né en 1962 à Kaboul (Afghanistan). Il a fait ses études au lycée franco-afghan Esteqlal de Kaboul puis à l’université, section littérature. En 1984, il quitte l’Afghanistan pour le Pakistan à cause de la guerre, puis demande et obtient l’asile politique en France où il passe un doctorat en communication audiovisuelle à la Sorbonne.

Écrivain et réalisateur, il a publié neuf livres aux éditions P.O.L, dont Syngué Sabour, qui a obtenu le prix Goncourt en 2008. Il est traduit dans le monde entier. Cinéaste, il a réalisé de nombreux films, dont l’adaptation de deux de ses livres, Terre et cendres et Syngué Sabour. Son nouveau livre Kabuliwalla, c’est moi est paru en mars 2026 aux éditions P.O.L. Il vit et travaille à Paris.

Voir l’événement →
Lancement - Des adieux de papier
oct.
19

Lancement - Des adieux de papier

Les éditions Abduco et la Livrerie vous invitent au lancement de Des adieux de papier de Mélissa Meunier.

—

Une jeune femme, Scarlette, a mis fin à ses jours sans léguer à quiconque de lettre d'Adieux. Elle n'a laissé à sa mère que son dernier journal intime, le numéro 13. Un cahier où elle cachait son identité par peur d'exister. Un recueil de la noirceur du monde, un hurlement de douleur vive. Marie a d'abord refusé ce cruel héritage. Elle a choisi la vie. Le cahier est ainsi resté verrouillé pendant trois ans. Cependant, à l'aube du départ de son aînée, une trisomique émancipée, Marie accepte enfin d'accueillir la fatalité, de lire ces adieux de papier et de pénétrer l'univers glauque de sa cadette. Deux monologues qui s'entrechoquent sauront-ils créer un dialogue? Peut-on comprendre l'incompréhensible? Peut-on reconstruire des ponts d'outre-tombe? Ce roman met en relief toute l'importance de la communication entre les vivants, avant que ne s'éteignent ceux qu'on aime, même quand l'affection rencontre des obstacles sur son chemin.

—

Écrivaine et dramaturge, Mélissa Meunier a étudié en création littéraire à l’UQAM, puis a enseigné le théâtre aux enfants pendant plusieurs années et produit une pièce de théâtre dans un bar Montréalais. Ses études de second cycle en développement des organisations et ses convictions personnelles l’ont ensuite menée vers le milieu communautaire. Elle a récemment remporté plusieurs prix pour ses nouvelles : Prix Paulette-Chevrier en 2020 et prix de la Revue Lurelu en 2021. En 2023, elle fut finaliste du concours création théâtrale du Gala des Arlequins, qu’elle en ensuite gagné en 2024. Elle porte toujours dans ses œuvres de puissantes voix féminines et elle nous livre ici son tout premier roman.

‍

Voir l’événement →
L'atelier des vivaces
oct.
16

L'atelier des vivaces

La Livrerie vous invite à l’Atelier des vivaces avec Louise Warren. Pour l’occasion, elle présentera d’abord son projet innovateur de 99 cartes poétiques Vivaces. Atelier mobile de lecture et d’écriture (Noroît, 2022) : elle expliquera la genèse du projet, présentera le contenu du boîtier et le plan de la carte.

Les participant.e.s seront ensuite invité.e.s à choisir une carte au hasard, à la lire à haute voix et à dire en quoi cette carte leur parle au présent ou en quoi elle peut servir leur projet de création, par exemple. Pour chaque carte choisie, Louise Warren y ajoutera des informations sur sa démarche de création ou sur des éléments de sa mythologie personnelle. Dans une atmosphère conviviale et respectueuse, vous vivrez des moments de partage de lecture et d’interprétation, où vie et poésie sont intimement liées.

—

Poète et essayiste, Louise Warren est engagée dans l’écriture depuis plus de 40 ans. Elle a publié de nombreux livres de poésie, ainsi que plusieurs livres d’artistes. Ses essais portent sur l’expérience de la création et de l’œuvre d’art. Elle a participé à de nombreux événements internationaux, en Europe, en Amérique du Sud, en Nouvelle-Zélande et au Japon. De nombreuses expositions et partenariats multidisciplinaires s’ajoutent à son œuvre, qui a reçu plusieurs prix et mentions.

Pour suivre ses événements, vous êtes invité.e.s à visiter son site internet.

Au Noroît, elle vient de faire paraître le recueil éclatements (2026). Elle a également publié Recueillir (finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général – essai, 2025), la ligne d’incertitude (2023), Vivaces. Atelier mobile de lecture et d’écriture (2022), De ce monde (collection «Chemins de traverse», 2020), Le livre caché de Lisbonne (collection «Lieu dit», 2019), L’enveloppe invisible (collection «Lieu dit», 2018, Prix Créatrice de l’année des Grand prix Desjardins du CALQ), Le plus petit espace (2017) et La vie flottante. Une pensée de la création (2015, Prix littérature des Grands Prix Desjardins de la culture de Lanaudière, Prix Ambassadeur Télé-Québec et finaliste au Prix du Gouverneur général).

Voir l’événement →
Rencontre publique - Onde
oct.
15

Rencontre publique - Onde

ONDE À LA LIVRERIE

Natalie Norma Fella et Giulia Tollis, du collectif Wundertruppe, avec Milena Buziak de la compagnie Voyageurs Immobiles, proposent une rencontre publique sur l’amitié, inspirée de la performance artistique Onde qui sera présentée au Festival Phénomena le 17 et 18 octobre à 14h.

Le spectacle explore les différentes formes que la relation amicale peut avoir, en abordant aussi les thèmes de la rupture, de la perte et du deuil.

Cette rencontre vise à créer un espace d’écoute et d’échange public sur des sujets et des relations habituellement considérés comme intimes.

Les compagnies créatrices du spectacle seront en dialogue avec Marie-Noëlle Huet, littéraire et chercheuse en études féministes.

Qu’est-ce que Onde?

Onde est un projet international au croisement du théâtre, de la performance, de la création sonore et de l’art relationnel.

Le roman Les Vagues (The Waves) de Virginia Woolf a guidé le processus créatif: dans ce livre, les voix d’un groupe d’ami·es traversent le fil d’une vie, de l’enfance au dernier souffle.

Une perte soudaine et douloureuse vient bouleverser la vie de chacun·e. Cet arrachement inattendu ouvre la réflexion sur les récits entourant l’amitié — un domaine où il est souvent difficile d’aborder la perte, la disparition et les tournants qui éloignent ou brisent parfois les liens.

Le processus de création s’est développé en créant un dialogue entre le projet et des personnes de différentes générations (de l’enfance au grand âge) rencontrées lors de résidences artistiques en Italie, en France et au Canada.

—

Natalie Norma Fella: Actrice, auteure et productrice de audiowalks, de podcasts et de spectacles de théâtre. Elle est la fondatrice du collectif international Wundertruppe, avec lequel elle crée des performances itinérantes telles que Piazza della Solitudine, Piante Pioniere et Onde. Ses créations sont au croisement du théâtre, du son, de l’art relationnel et de l’exploration de l’espace public. Auteure, host et productrice de plusieurs podcasts et audio-documentaire pour des organismes privés ainsi que pour la radio publique suisse et italienne (RSI — Radio Svizzera Italiana, RAI Radio Televisione Italiana). Elle fait partie de BAU Studio, un organisme qui s’occupe de conception, design et production de contenus audio.

Giulia Tollis: Dramaturge et professeure d’écriture dramatique italienne. Elle a étudié à l’Université IUAV de Venise et, ensuite, elle est diplômée en écriture théâtrale à la Civica Scuola Paolo Grassi de Milan, où elle enseigne depuis 2014. Sa formation se poursuit en France et en Allemagne, où elle approfondit son rôle de dramaturge. Elle vit et travaille entre Milan et le Frioul, où elle collabore avec la compagnie Teatro dei Gordi; elle co-dirige l’Atelier d’arts du spectacle ETS Guinea Pigs et le projet frioulan MateâriuM, atelier permanent des écritures. En 2019, elle commence à collaborer avec Natalie Norma Fella sur le projet Piazza della Solitudine, et cette collaboration l’emmène au Canada, d’abord à Montréal et ensuite à Rouyn-Noranda. Depuis ces expériences, elle travaille sur les projets de Wundertruppe pour les œuvres artistiques et les ateliers d’arts relationnels du collectif.

Milena Buziak: Fondatrice et directrice artistique de la compagnie Voyageurs Immobiles, la metteure en scène Milena Buziak prend plaisir à convoquer à sa table de création des gens de tous horizons, cultures, identités et disciplines. Établie à Gatineau, elle collabore régulièrement avec diverses institutions de la région. En 2020, elle se voit remettre le prix John-Hirsch du Conseil des arts du Canada, qui souligne son talent et l’unicité de sa vision artistique. En 2025, elle reçoit le prix Artiste de l’Année en Outaouais, octroyé par le Conseil des arts et des lettres du Québec. Ses œuvres récentes, dont ONDE, forment le chantier de recherche et création Retrouver le sens de l’humain, qui invite des créateurices canadien.ne.s, européen.ne.s et africain.e.s à dialoguer ensemble.

Marie-Noëlle Huet: Littéraire, chargée de cours et chercheuse en études féministes, elle travaille actuellement en gestion de la recherche à l’UQAM. Ayant consacré sa thèse de doctorat à la littérature des femmes de l’extrême contemporain français, elle s’est intéressée plus spécifiquement à la subjectivité maternelle et aux métadiscours sur l’écriture et la création.

Elle collabore pour la première fois avec Natalie Norma Fella et Giulia Tollis.

Voir l’événement →
Causerie - Nishim avec Michel Jean
oct.
14

Causerie - Nishim avec Michel Jean

Les éditions Seuil et la Livrerie vous invitent à une causerie avec Michel Jean autour de son nouveau roman Nishim.

—

Pekuakami, lac Saint-Jean… La jeune Claude rêve au lac majestueux dans le train qui file vers la communauté de Pointe-Bleue où vit sa grand-mère Almanda. Ce jour-là, elle croise par hasard sa cousine Jeannette dont la famille mène encore la vie innue traditionnelle en forêt. C’est le début d’une amitié indéfectible entre les deux nishim. Et alors que Claude, sillonnant l’Amérique, se laisse emporter par la modernité et la Révolution tranquille des années 1960, Jeannette fait l’expérience des pensionnats, puis de la vie difficile dans la communauté. Jamais Jeannette ne cessera de se battre, pour elle et pour les siens. Jamais Claude n’oubliera ses racines innues.

Dans ce magnifique roman, Michel Jean renoue avec sa mythologie familiale. Il donne cette fois la parole aux petites-filles d’Almanda, deux femmes exceptionnelles, deux visages de la réalité autochtone du Québec.

—

Écrivain et journaliste, Michel Jean est issu de la communauté innue de Mashteuiatsh au Québec. Kukum s’est vendu à plus de 350 000 exemplaires et a reçu de nombreux prix, dont le prix France-Québec 2020 et celui du Meilleur Roman des Lecteurs Points 2023. Ses romans sont traduits dans une dizaine de langues. 

Voir l’événement →
Lancement - Revue Liberté
oct.
13

Lancement - Revue Liberté

La revue Liberté et la Livrerie vous invitent au lancement du tout nouveau numéro: «Dépanneur – Entre commerce et communauté».

Venez rencontrer les collaborateur·ices et les artisan·es de la revue, et les entendre parler de leurs textes.

Lectures : [à confirmer]

—

Le dépanneur, ce commerce si familier qu'on ne le regarde presque plus, est pourtant l’un des derniers lieux où la vie déborde encore un peu, où se côtoient le désordre, l'attachement, les vices, les nécessités et la précarité.

Ce numéro vous invite à passer la porte du dépanneur avec une curiosité et un étonnement renouvelé, loin des clichés nostalgiques, à la rencontre des gens qui tiennent ces commerces, de celles et ceux qui s'y réfugient, et de tout ce que ce lieu banal raconte de nous. Au menu : cohabitation sociale, travail, précarité, inclusion et exclusion, tissu urbain, etc.

Avec des textes d’Angelina Guo, Colin Pratte, Emma Desgens, Michel Nareau, Miguel Gosselin Dionne et Valérie Lefebvre-Faucher.

Hors dossier : Véronique Dassas, Mouloud Idir, Éloi Halloran, Laura-Ève Lambert, Gabrielle Giasson-Dulude, Marie-Hélène Voyer, Marina León et d’autres.

Voir l’événement →
Lancement - Danse avec la mort
oct.
9

Lancement - Danse avec la mort

Les éditions Leméac et la Livrerie vous invitent au lancement de Danse avec la mort de Jean-Michel Leprince.

—

Terre de démesure, le Mexique a, dès la conquête espagnole, vu se manifester les signes d’un mal qui allait le gangréner : la corruption.

Postulant que mort et violence sont enracinées dans de nombreux aspects de la société mexicaine depuis ses origines précolombiennes, Jean-Michel Leprince chronique ici l’évolution du Mexique au fil des quatre dernières décennies.

Il documente la difficile mise en place d’institutions démocratiques et l’ancrage du pays à l’Amérique du Nord. Mais le constat est sans équivoque: chaque administration, jusqu’à la plus récente, n’a eu de cesse de céder à la tentation de l’immobilisme et du clientélisme au profit d’une frange criminelle qui, de facto, contrôle une partie du Mexique au détriment de sa population. L’espoir cependant demeure, car à mesure du récit, le journaliste révèle une humanité semblable à la flamme d’une chandelle, qui vacille, mais ne s’éteint pas.

Avec une préface de Jean-François Lépine.

—

Journaliste à la télévision de Radio-Canada depuis 1973, Jean-Michel Leprince a couvert des dossiers chauds comme la guerre du Golfe, l’arrivée des troupes canadiennes à l’aéroport de Sarajevo et les premières élections démocratiques en Afrique du Sud. En 1994, il a ouvert le premier bureau de Radio-Canada pour les Antilles et l’Amérique latine, région à laquelle il se consacre depuis des décennies. Il a reçu le prix Maria Moors Cabot de la Columbia Journalism School de New York en 2011 et le prix Raymond-Charette en 2020.

Voir l’événement →
Lancement - Héritage
oct.
8

Lancement - Héritage

Les éditions Alto et la Livrerie vous invitent au lancement d’Héritage de Mélina Cornejo.

—

Évincée de son appartement avec son conjoint et leur nouveau-né, Elena Flores n’a d’autre choix que de s’installer dans la maison de sa famille paternelle, un bâtiment décrépit qui lui a toujours donné froid dans le dos. L’emménagement est troublé par une série d’événements inexplicables et des visions sinistres qu’elle attribue d’abord à la fatigue et qui vont jusqu’à la faire douter de sa santé mentale. Bientôt, toutefois, les manifestations se font évidentes : une présence occupe cette demeure, contaminant Elena de son désespoir.

Cherchant des réponses dans les légendes familiales et dans son héritage chilien, la jeune femme devra affronter ce qui lui a été légué en même temps que la maison. Par une écriture à la fois sensible et chirurgicale, Mélina Cornejo fait appel aux codes du new weird latino-américain pour allier horreur et questions d’identité. Le résultat est un premier roman aussi inquiétant que puissant, où le silence est un mauvais sort et la filiation est la clé.

—

Née en 1998 à Montréal de la rencontre des cultures québécoise et chilienne, Mélina Cornejo est autrice et bibliothécaire. Dans ses écrits, elle s’intéresse à l’horreur humaine, à la hantise des traumatismes intergénérationnels et aux rapports entre peur et douleur. Elle détient une maîtrise en création littéraire de l’Université du Québec à Montréal et une maîtrise en sciences de l’information de l’Université de Montréal. Certains de ses textes sont parus dans les revues Saturne, Nyx et Nuit blanche. Héritage est son premier roman. 

Voir l’événement →
lancement - Fin de vie : accompagner la mort
oct.
7

lancement - Fin de vie : accompagner la mort

Les éditions Parfum d’encre et la Livrerie vous invitent au lancement de Fin de vie : accompagner la mort de Krystel Descary. Pour l’occasion elle sera accompagnée de la Dre Catherine Courteau, médecin spécialisée en soins palliatifs, et de Marie-Pier Beauséjour, doctorante qui étudie le rapport des Québécois·es avec leurs défunt·es.

—

Adoucir nos derniers moments. L’autrice et comédienne de théâtre Krystel Descary raconte les derniers moments de vie de sa grand-mère, qui a demandé l’aide médicale à mourir. Dans ce récit empreint d’amour et de soin, Krystel donne la parole à des experts, tout en réfléchissant plus largement aux limites de notre système et à l’importance de revoir collectivement notre rapport à la mort et à nos mourants.
Un livre émouvant qui propose des repères concrets pour accompagner
nos proches en fin de vie.

« Tranquillement, ma grand-mère commence à manger de moins en moins. Encore une fois, cette étape est normale. Je le sais, mais je l’oublie, ou plutôt, je refuse de me l’admettre complètement. Ma grand-mère avait l’habitude de cuisiner en batch, c’est-à-dire qu’elle triplait ses recettes et
en congelait, pour toujours être prête si de la visite se pointait le bout du nez. À présent, le congélo devient de plus en plus vide, sauf pour quelques
pots de sauce à spaghetti et un pâté au poulet. Le dernier.»                              

—

Diplômée du Conservatoire d’art dramatique de Québec, Krystel est comédienne, autrice de théâtre et professeure d’art dramatique à l’Université d’Ottawa. Sa première pièce de théâtre intitulée Faire la mort a été présentée en 2024 à l’Espace GO et a suscité de vives réflexions sur la fin de vie. Krystel a également co-créé l’expérience théâtrale Nombre avec sa compagnie Théâtre ACK. Côté interprétation, Krystel s’est illustrée sur les planches tant au Québec qu’au Canada et aux États-Unis. Elle a aussi signe la mise en scène de la production Les inspiré·e·s : Infiniment éveillé·e·s, qui a récolté cinq nominations aux Dora Awards. Elle a également travaillé comme chroniqueuse pour l’émission jeunesse Flip l’algorithme (TFO) et reçu une nomination aux Prix Gémeaux pour la co scénarisation du documentaire Vote Pop (Moi et Dave). En parallèle, elle se passionne pour tout ce entoure la fin de vie. Elle a suivi de nombreuses formations, dont celle en Contemplative End of Life Care à L’Institute of Traditional Medicine (ITM).

Voir l’événement →
Au fil de la parole avec... Thélyson Orélien
oct.
2

Au fil de la parole avec... Thélyson Orélien

Pour une troisième année consécutive, le FIL s’associe à Ma Parole! afin d’aller à la rencontre des nouveaux et nouvelles arrivant·es dans des centres de francisation. Cette année, la lecture-spectacle mettra à l’honneur C’était ça ou mourir de Thélyson Orélien, qui, comme Caroline Dawson puis Kim Thúy lors des éditions précédentes, explore dans son œuvre les liens entre mémoire, exil et appartenance.

« Si Haïti est la mère qui m’a donné naissance dans la douleur et dans la beauté, le Québec est celle qui vient, sans effacer la première, recueillir l’enfant blessé, l’adopter, lui tendre une maison, une saison plus respirable, une autre chance », écrit l’auteur de ce récit a qui a suscité dès sa parution un engouement immédiat, tant auprès de la critique que du public.

Tout au long du FIL, Ines Talbi et Christian M. Rangel Anguirre feront résonner cette œuvre auprès des apprenant·es. Après chaque représentation, les participant·es seront invité·es à écrire un texte inspiré du livre, qui sera ensuite lu en public par les artistes lors d’un apéro festif à la librairie La Livrerie.

Voir l’événement →
L’habitude des ruines - Du livre à la scène (FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA LITTÉRATURE)
sept.
26

L’habitude des ruines - Du livre à la scène (FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA LITTÉRATURE)

«Il faut avancer à tâtons entre les ruines et les restes, fouiller les empilements de poutres, les gravats, les poussières. Essayer de trouver des amorces de réponses, des fils à nouer, des formes insistantes, des maisons revenantes.»
– Marie-Hélène Voyer, L’habitude des ruines

—

Lauréat du Prix des libraires du Québec 2023 (catégorie essai), L’habitude des ruines de Marie-Hélène Voyer est un texte inclassable, à la fois essai poétique, récit documentaire et cri d’alarme. À travers les maisons disparues, les villages défigurés et les paysages transformés, l’autrice interroge notre rapport à la mémoire, au territoire et à ce que nous choisissons de préserver — ou de laisser disparaître.

Comment porter un tel texte à la scène? Comment faire entendre cette langue foisonnante, traversée par la colère, la tendresse et la poésie? Quels choix faut-il faire lorsqu’un livre devient théâtre?

Le metteur en scène Jérémie Niel a entrepris d’adapter cette œuvre pour la scène. À quelques mois de la création du spectacle, prévue en février 2027, il vient partager avec Marie-Hélène Voyer les réflexions, les hésitations et les découvertes qui accompagnent ce travail d’adaptation. Ensemble, ils ouvriront les portes de ce chantier de création où se rencontrent littérature et théâtre.

Ponctuée de performances, lectures et musiques, cette rencontre permettra au public de suivre les premières étapes d’une œuvre en devenir et de découvrir comment une parole née dans les pages d’un livre trouve peu à peu son souffle sur scène.

—

En présence de Marie-Hélène Voyer (autrice), Jérémie Niel (metteur en scène), Larissa Corriveau et Martin Dubreuil (interprètes)
Conception sonore et régie : Ariane Lamarre

Une présentation de Pétrus, en collaboration avec le FIL 2026 et La Livrerie

Durée : 90 minutes (sans entracte)

Voir l’événement →
LANCEMENT - JUPITER A PERDU SON JELLO
sept.
26

LANCEMENT - JUPITER A PERDU SON JELLO

Les éditions Monsieur Ed et la Livrerie vous invitent au lancement de Jupiter a perdu son Jello d’Émilie Leduc.

—

Le pauvre Jupiter a perdu son Jello. Mais où peut-il bien être? Ils étaient ensemble il y a peu de temps encore. Heureusement, dans la mystérieuse forêt du Grand Saule, tout le monde est prêt à s’entraider. Dolly, le singe, Louis, Benjamin la pêche, les fleurs, Blanche et Violet, ainsi que Pierrot, chacun à leur manière, viendront en aide à Jupiter pour retrouver son ami disparu. Qui sait, parfois, quand on est perdu, on découvre des choses inattendues, comme de nouveaux amis.

Cette aventure pour les tout-petits se déroule dans le même univers coloré et ludique que La soupe au lait. Les plus observateurs remarqueront sans doute quelques personnages familiers.

Un album ludique et humoristique qui met de l’avant l’entraide et l’importance de créer des liens et qui rappelle que le chemin emprunté compte autant que l’arrivée.

—

Émilie Leduc développe un univers graphique singulier, porté par des images surprenantes, expressives et immédiatement reconnaissables. Diplômée en design graphique, elle a d’abord travaillé comme artiste d’animation sur plusieurs séries télévisées avant de se consacrer à l’illustration. Son travail lui a valu de nombreuses nominations, et son premier livre illustré a été finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général.

Son album La soupe au lait, publié chez Monsieur Ed, dont elle est à la fois l’autrice et l’illustratrice, a remporté le Prix BD jeunesse du Salon du livre de Trois-Rivières. Il a également été finaliste aux Bédélys, sélectionné au BRAW Amazing Bookshelf de Bologne ainsi qu’au 100 Outstanding Picturebooks de dPICTUS, et a reçu un accueil très favorable en France, tant du côté de la critique que des libraires.

Voir l’événement →
CAUSERIE - Revue Caminando
sept.
25

CAUSERIE - Revue Caminando

La revue Caminando et la Livrerie vous invitent à une causerie autour du volume 40 de la revue paru en mai 2026 : Semer la résistance, des solidarités qui fleurissent.

—

Ce numéro de la Revue Caminando s’inscrit dans le contexte du 50e anniversaire du Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL). Dans une perspective décoloniale et féministe, nous avons appuyé les luttes sociales contre les violences et coups d’État, les guerres civiles, le libre-échange et l’extractivisme, ainsi que les luttes des personnes migrantes au Canada. Aujourd’hui, les coups d’État, l’interventionnisme et l’extractivisme perdurent et s’accompagnent d’un renouvellement des forces d’extrême droite qui cherchent à faire reculer les droits. Dans ce contexte, l’organisation collective et la résistance sont urgentes, nécessaires et pertinentes. Que pouvons-nous tirer des luttes passées ? Quelles sont les nouvelles formes de solidarité et de résistance? Le volume 40 de Caminando se veut un espace de dialogue de ces voix qui ont formé, à travers le temps, et forment encore aujourd’hui les bases de la résistance face aux grands enjeux des droits humains en Amérique latine.

Voir l’événement →
Causerie - La crise de la masculinité. Quelle crise, quelle masculinité ? Pour en finir avec le suprémacisme mâle.
sept.
24

Causerie - La crise de la masculinité. Quelle crise, quelle masculinité ? Pour en finir avec le suprémacisme mâle.

Les éditions du remue-ménage et la Livrerie vous invitent à une causerie avec Francis Dupuis-Déri animée par Océane Corbin intitulée La crise de la masculinité. Quelle crise, quelle masculinité ? Pour en finir avec le suprémacisme mâle.

—

Une crise de la masculinité, dit-on, sévit dans nos sociétés trop féminisées. Les hommes souffriraient parce que les femmes et les féministes prennent trop de place. Parmi les symptômes de cette crise, on évoque les difficultés scolaires des garçons, l’incapacité des hommes à draguer, le refus des tribunaux d’accorder la garde des enfants au père en cas de séparation, sans oublier les suicides. Pourtant, l’histoire révèle que la crise de la masculinité aurait commencé dès l’antiquité romaine et qu’elle toucherait aujourd’hui des pays aussi différents que le Canada, les États-Unis et la France, mais aussi l’Inde, Israël, le Japon et la Russie. L’homme serait-il toujours et partout en crise?

Dans ce livre, Francis Dupuis-Déri propose une étonnante enquête sur ce discours de la «crise de la masculinité», dont il retrace l’histoire longue et ses expressions particulières selon le contexte et les catégories d’hommes en cause, notamment les «hommes blancs en colère» ainsi que les Africains-Américains et les «jeunes Arabes». Il analyse l’émergence du «Mouvement des hommes» dans les années 1970 et du «Mouvement des droits des pères» dans les années 1990 et leurs échos dans les réseaux chrétiens et néonazis. Il se demande finalement quelle est la signification politique de cette rhétorique, qui a pour effet de susciter la pitié envers les hommes, de justifier les violences masculines contre les femmes et de discréditer le projet de l’égalité entre les sexes.
—

Professeur de science politique et d’études féministes à l’Université du Québec à Montréal, Francis Dupuis-Déri a fait paraître plusieurs livres, dont La crise de la masculinité : Autopsie d’un mythe tenace (2018). Il a également codirigé Les antiféminismes (2015, avec Diane Lamoureux) ainsi que Le mouvement masculiniste au Québec (2015 [2008], avec Mélissa Blais). Ses livres ont été traduits ou sont en cours de traduction en anglais, en grec, en italien, en japonais, en portugais, en russe et en turc.

Voir l’événement →
Lancement - Dépossession III : Le territoire Une histoire économique du Québec contemporain
sept.
23

Lancement - Dépossession III : Le territoire Une histoire économique du Québec contemporain

Lux éditeur et la Livrerie vous invitent au lancement de Dépossession III : Le territoire Une histoire économique du Québec contemporain dirigé par Philippe Hurteau et Sébastien Rioux.

—

Comment vivons-nous dans le vaste territoire qu’est le Québec ? La liberté qu’évoquent les majestueux paysages est-elle une illusion ? Dans quelle mesure y avons-nous accès ? Dans les villes et dans les zones moins densément peuplées, peut-on se déplacer facilement et en toute sécurité ? L’endroit où nous résidons est-il véritablement «chez nous» ?
Ce troisième tome de Dépossession continue de s’attaquer à la négation des formes collectives d’action au profit de l’accumulation du capital, en traitant cette fois de l’aspect politique de notre rapport à l’espace. Du verrouillage des terres publiques, qui nourrissent
pourtant notre imaginaire, à l’évolution paradoxale des réserves autochtones ; de la financiarisation du logement à l’assujettissement du territoire à l’automobile, à bien des égards, nous sommes encore des colons qui occupent un pays sans véritablement l’habiter. Notre dépossession n’a cependant rien d’une fatalité. Un autre Québec, fondé sur des rapports territoriaux émancipateurs, est possible.

—

L’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) est un institut indépendant et progressiste qui a été fondé en 2000. Il produit des recherches sur les grands enjeux socioéconomiques de l’heure à contre-courant des perspectives que défendent les élites.

—

Philippe Hurteau est politologue et chercheur à l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS). Ses travaux s’attardent à mieux comprendre les transformations néolibérales de l’État et du marché du travail.

Sébastien Rioux est professeur agrégé au département de géographie de l’Université de Montréal. Il est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en économie politique de l’alimentation et du bien-être, membre du CÉRIUM et du CRÉ. 

Voir l’événement →
Lancement de la session d'automne de l'UPOP Montréal
sept.
22

Lancement de la session d'automne de l'UPOP Montréal

C’est donc officiel, le lancement de la prochaine saison d’automne 2026 de l’UPop Montréal aura lieu mardi le 22 septembre prochain à 19h à la librairie La Livrerie.


Au programme : en première partie, la désormais traditionnelle présentation du collectif et des cours de la nouvelle session par nos profs et les membres du collectif !
Pour la deuxième partie, nous sommes très heureux.ses d’annoncer que @La Collective, Théâtre de l’Opprimé animera un atelier de théâtre forum sur le thème de la polarisation sociale – un spectacle original créé avec Equiterre.
Le théâtre forum est un outil d’éducation populaire puissant qui nous semble aligné avec les valeurs que nous portons à l’Upop. Grâce à différents outils et techniques théâtrales, il vise à créer des changements individuels, sociaux et politiques. La pièce met en scène des problématiques sociales, puis les spectateur.ice.s sont invité.e.s à participer et à proposer des alternatives, suscitant discussions et débats.

Bref, une soirée qui s’annonce stimulante et conviviale, tout à fait dans l’esprit de l’UPop !

Voir l’événement →
Atelier créatif musique et écriture
sept.
21

Atelier créatif musique et écriture

(Inscriptions obligatoires à : direction@oxy-jeunes.com)

Animé les artistes Romain Malagnoux et Batone

Cet atelier propose de réfléchir à ce qui fait communauté sur le quartier, au vivre-ensemble, à partir d’une chanson que vous aimez. À partir de mots inspirés par les paroles ou par nos partages d’expériences, vous serez invité·e à écrire une phrase sur une découpe de tissu, qui viendra ensuite s’ajouter à une guirlande collective.

Les deux artistes-médiateurs animeront l’atelier et joueront parfois en direct les chansons proposées par les participant·es. Ils pourront aussi vous accompagner pour transformer vos mots en phrases ou, pourquoi pas, en dessins !

La musique et les échanges seront au cœur de cet atelier, dans un cadre simple qui laissera une grande place à la créativité de chacun·e.

Les guirlandes réalisées seront installées dans le Parc en brique (Charles Mayer) lors de la micro-fête créative de quartier du 3 octobre. Elles réuniront les traces laissées par les participant·es et serviront de point de départ aux artistes présents à cet événement, qui improviseront des créations musicales à partir de ces mots.

—

Romain Malagnoux

Romain s’initie au chant rock et à la guitare à l’adolescence. Jusqu’à 20 ans, il continue à chanter dans des groupes de rock dans des bars de Paris où il réside. Commencent les voyages : Pendant 10 ans, il se produit dans les bars de chansonniers de Québec en jouant son vaste répertoire dont de nombreuses chansons québécoises ou américaines. Parallèlement à sa carrière de chansonnier, Romain mène une carrière de compositeur. Il reçoit en 2014 le Canadian Folk Music Award et un Independant Music Award (USA) pour l’album « Les frontières imaginaires », composé et produit au Mali (Afrique de l’Ouest), puis le Prix de la Diversité en musique du conseil des Arts de Montréal en 2019 avec son groupe La Pirogue (musique de Colombie, de l’Île de la Réunion et du Mali). Romain travaille actuellement sur son premier album solo de style soul, pop, folk en français, anglais et espagnol. Il est artiste-mentor à Oxy-Jeunes depuis 2024.

—

Batone

Artiste auteur-compositeur-interprète brésilien, Batone a produit quatre albums où se rencontrent la scène indépendante et les richesses de la musique populaire brésilienne. La production de son album Lâmina, sorti en 2024, a bénéficié d’une bourse du CALQ. Porté par une démarche engagée, il se définit comme « éco-anarco-humaniste » et conçoit l’art comme un outil d’expression, de rencontre et de transformation sociale. 

Cette approche et son poste au Brésil de professeur de philosophie à l’université pendant dix ans nourrissent également son travail de médiation artistique. Depuis 2012, il collabore avec Les Impatients, où il est artiste responsable des ateliers de musique. Il intervient aussi auprès d’Exeko depuis 2016, comme médiateur culturel auprès de personnes vivant différentes formes d’exclusion sociale, notamment en contexte d’itinérance.

Voir l’événement →
Lancement - Les Glaces
sept.
16

Lancement - Les Glaces

Les éditions Écosociété et la Livrerie vous invitent au lancement de Les Glaces de Rébecca Deraspe et Yoakim Bélanger.

—

Qu’est-ce qu’on fait avec les choses qui sont trop graves ? Une bande dessinée toute en nuances sur la culture du viol, adaptée de la pièce de théâtre éponyme.

Jeanne a été agressée sexuellement par Théo.
Noémie n’arrive pas à croire que son fils est accusé d’un tel crime. Les glaces se mettent à fondre.
Sa tête a voulu oublier, mais son corps, lui, se souvient. 

Une évidence s’impose : Noémie doit confronter les deux hommes qui l’ont violée, il y a une vingtaine d’années, sur le bord du fleuve Saint-Laurent.

Cette bande dessinée est une adaptation de la pièce de théâtre éponyme de Rébecca Déraspe. Profondément bouleversé par le texte de la dramaturge et prêt à explorer les angles morts de sa propre masculinité, Yoakim Bélanger a voulu s’approprier cette œuvre qui, chose plutôt rare, fait dialoguer des hommes entre eux sur la culture du viol et la question du consentement.

« Travailler sur ce projet m’a rapproché de l’homme que je souhaite devenir. Osons écouter. Osons nous questionner. Osons changer. »

– Yoakim Bélanger

« Pour une autrice, il n’y a pas grand-chose de plus important que ça. Sentir que son propre mouvement de départ devient le mouvement de l’autre. Sentir que le dialogue tant espéré devient des voix qui osent trembler ensemble. »
– Rébecca Déraspe

—

Yoakim Bélange Artiste peintre multidisciplinaire, Yoakim Bélanger expose partout au Canada et dans de nombreuses foires internationales. Il vit à Montréal, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.

Rébecca Déraspe est l’autrice de plusieurs pièces de théâtre jouées à travers le monde. En 2023, Les glaces a été finaliste au Prix du Gouverneur général et récipiendaire du Prix Michel-Tremblay.

Voir l’événement →
Lancement - Michelines
sept.
13

Lancement - Michelines

Les éditions Quartz et la Livrerie vous invitent au lancement de Michelines de Michel-Maxime Legault.

—

Les Michelines, nées dans les années 50, n'ont pas nécessairement eu la vie dont elles rêvaient. Et ce n'était pas faute de rêver. Après le succès de Michelin , Michel-Maxime Legault poursuit sa réflexion identitaire en marchant cette fois dans les traces de femmes de sa famille. Il tente de comprendre les petites et grandes tragédies de sa mère et de sa tante dont les trajectoires de vie ont pu dévier du chemin auquel elles aspiraient. Car ça ne se passe pas toujours comme ça devait se passer.

Dans une trame à mi-chemin entre la prose, la poésie et le théâtre, il interroge deux destins de femmes et déplie les mécanismes des pièges qui ont pu se refermer sur elles. Avec le style intime et humoristique qu'on lui connait, il livre un récit d'une déconcertante tendresse, un touchant hommage aux femmes qui l'ont inspiré.

La pièce, mise en scène par Marie-Hélène Gendreau et interprétée par Frédérike Bédard et Michel-Maxime Legault, sera jouée à l'automne 2026 au Théâtre du Bic et au Théâtre Duceppe, avant de partir en tournée à travers le Québec.

—

Michel-Maxime Legault est diplômé du Conservatoire d’art dramatique de Québec. Depuis 2005, il a joué dans plusieurs pièces et à la télévision. Michelin est son premier roman et la pièce dont il est issu sera jouée en 2024 au Trident, au Théâtre Denise-Pelletier et dans de nombreux lieux de diffusion à travers l’Abitibi-Témiscamingue, dans une mise en scène de Marie-Thérèse Fortin.

Voir l’événement →
Lancement - Courtes pièces pour rêveurs accomplis
sept.
12

Lancement - Courtes pièces pour rêveurs accomplis

Le Collectif des Lucioles Délurées et la Livrerie vous invitent au lancement de Courtes pièces pour rêveurs accomplis d’Antoine Lefebvre.

—

À la recherche d’un soi, Courtes pièces pour rêveurs accomplis est une pluralité de voix qui nous traverse toustes et chacun.e.s. Avec une grande mise en abyme, Antoine Lefebvre, par le biais du personnage de Carl, propose une plongée dans les espaces intimes où l’on se construit et se déconstruit — entre l’amour et la violence, la création et l’abandon, le désir de liberté et la peur de sortir du cercle. À travers des personnages qui cherchent leur place, l’auteur construit une réflexion sur la vulnérabilité comme force, sur les relations qui bâtissent autant qu’elles abîment, et sur l’art comme langage capable de contenir ce que le reste du monde refuse d’entendre. Ce court roman crée un espace pour exister tel qu’on est, sans s’excuser d’être trop, ou pas assez.
Un premier roman qui marque l’éclosion d’une voix singulière dans le paysage théâtral québécois. 

—

Antoine Lefebvre, également connu sous le nom de Mimosa Sauvage est artiste peintre, technicien en urbanisme et co-fondateur du collectif d’édition Les Lucioles Délurées. Il entame présentement son baccalauréat en études littéraires profil création à l’Université du Québec à Montréal pour devenir enseignant. Ses œuvres colorées s’inscrivent dans une démarche bidirectionnelle entre l’art et l’écriture.

Voir l’événement →
Lancement - S'endurer - Réflexion sur une ville à réhumaniser
sept.
10

Lancement - S'endurer - Réflexion sur une ville à réhumaniser

La Livrerie et les édition de la Presse vous invitent au lancement de S'endurer - Réflexion sur une ville à réhumaniser de Marc-André Carignan et Audey-Frédérique Lavoie.

—

Sommes-nous en train de perdre l’art de vivre ensemble ? Qu’est-il advenu du  civisme ? Du bon voisinage ? Sommes-nous encore capables de réhumaniser  le quotidien au cœur de nos villes ? 

Comment renouveler un pacte social mis à l’épreuve par la densité, l’itinérance, l’individualisme et la succession de crises qui traversent notre époque ?  Alors que les droits et libertés individuels occupent le devant de la scène,  nous oublions parfois que nous avons aussi des responsabilités envers notre  communauté. 

Cette cohabitation est d’autant plus mise à l’épreuve par l’omniprésence du  numérique, qui fragmente notre attention et dématérialise nos relations.  

Cet ouvrage revalorise la solidarité, la compassion et l’entraide. Cohabiter ne  signifie pas être d’accord sur tout, mais avancer ensemble, même lorsque les  avis divergent, en ayant le courage de renouer notre pacte social. 

—

Marc-André Carignan est responsable du Plan  d’interventions Signature de la SDC District Central. Il pilote  des projets structurants mêlant aménagement, art public  et design afin de renforcer l’identité et la résilience de ce  territoire d’affaires manufacturier. Il est l’auteur de Les écoles  qu’il nous faut (Éditions MultiMondes, 2018) et s’implique au  sein de Culture Montréal, où il contribue aux réflexions sur la  place de la culture dans le développement urbain. 

Audrey-Frédérique Lavoie a une formation en sciences  politiques et en administration publique. Elle œuvre à  la croisée des politiques publiques, de l’aménagement  urbain et de la transition climatique. Elle a travaillé au  sein d’organisations publiques, privées et de recherche,  notamment en relations gouvernementales, en économie  urbaine et en politiques climatiques.


Voir l’événement →
Lancement 3 zines sur/et avec les Soeurs de la perpétuelle indulgence
sept.
9

Lancement 3 zines sur/et avec les Soeurs de la perpétuelle indulgence

𓆩♱𝔏𝔢𝔰 𝔰𝔬𝔢𝔲𝔯𝔰 𝔡𝔢 𝔩𝔞 𝔭𝔢𝔯𝔭𝔢𝔱𝔲𝔢𝔩𝔩𝔢 𝔦𝔫𝔡𝔲𝔩𝔤𝔢𝔫𝔠𝔢 𝔡𝔢 𝔐𝔬𝔫𝔱𝔯𝔢𝔞𝔩♱𓆪

Les sœurs de la Perpétuelle Indulgence de Montréal sont un mouvement militant LBGT mixte et international fondé à San Francisco en 1979 qui a pour objectif la lutte contre l’homophobie, la prévention du SIDA, la promotion de la paix et de la « joie universelle ». Le mouvement compte aujourd’hui plus d’une centaine de couvents à travers le monde, dont celui de Montréal, actif depuis 2013.

𓆩♱𝔏𝔢𝔰 𝔰𝔬𝔢𝔲𝔯𝔰 𝔡𝔢 𝔩𝔞 𝔭𝔢𝔯𝔭𝔢𝔱𝔲𝔢𝔩𝔩𝔢 𝔦𝔫𝔡𝔲𝔩𝔤𝔢𝔫𝔠𝔢 𝔡𝔢 𝔐𝔬𝔫𝔱𝔯𝔢𝔞𝔩♱𓆪

 vous invitent à célébrer un
༺ TRIPLE LANCEMENT DE ZINES༻
le 9 Septembre prochain de 17 à 19h à la Livrerie 

‧꒰ა 𓂋 ໒꒱

Réalisés en collaboration avec Noeud Gâchette et L’Atelier, infrastructure de recherche-création, ces trois objets de papier rassemblent les paroles, les photographies et les histoires de nos sœurs montréalaises, avec le désir de transmettre leur irrévérence, leur engagement et leur joie 𖤍

venez célébrer avec elle et prendre un exemplaire (limité!) de :

✞ 𝔓𝔞𝔯𝔬𝔩𝔢𝔰 𝔡𝔢 𝔰𝔬𝔢𝔲𝔯✞ un ensemble d’images et de paroles recueillies par Colette Zouvi, Clarence Lampron et Catherine Sardi lors d’entretiens avec Soeur Mystrah Label-Fée Gore, Soeur Émile du Scissorhood Nelson, SOeur Marie Félicité du Mont-Royal, Soeur Emma Sculation, Soeur Kiss-A-Ring, Soeur Anna-Lynn True-John, Soeur Simone Veille aux Graines, Soeur Bibi Cyclette de la Sativaparlà, Soeur Ava A Messe de la Sainte Turlutte, Soeur Alma Marikita’Mère, Soeur Lou Divine de la Capoterie, Soeur Enola Nox, Novice Gloria H’Ole et Sister Mary Media. 

✞ 𝔏𝔞 𝔩𝔞𝔫𝔤𝔲𝔢 𝔡𝔢𝔰 𝔰𝔬𝔢𝔲𝔯𝔰 𝔡𝔢 𝔩𝔞 𝔭𝔢𝔯𝔭e𝔱𝔲𝔢𝔩𝔩𝔢 𝔦𝔫𝔡𝔲𝔩𝔤𝔢𝔫𝔠𝔢 vue par Nesrine Bessaïh anthropologue vagabonde ✞ Un ensemble de citations savoureuses et de commentaires par Nesrine Bessaïh analysant le parlé des sœurs. 

✞ 𝔐𝔦𝔰𝔥 𝔭𝔞𝔯 𝔐𝔶𝔰✞  un portrait sensible de Sister Missionary Position, l’une des fondatrices du premier couvent des Sœurs de la Perpétuelle Indulgence, établi à San Francisco en 1979. Réalisé par Sœur Mystrah Label-Fée, fondatrice du couvent de Montréal, le portrait est accompagné d’images fournies par Sister Mary Media.

Le tout dans la joie universelle et la gratuité !

Voir l’événement →
Concert - Quatuor Glow
sept.
4

Concert - Quatuor Glow

Glow est un quatuor récemment formé d'improvisateurs basés à Montréal, réunissant Naomi McCarroll Butler (clarinette basse et autres tuyaux), Lori Freedman (clarinette basse), Ben Grossman (vielle à roue), et Daniel Kruger (guitare acoustique). Leur musique prend naissance à partir d'une consigne toute simple : jouer doucement. Les improvisations de Glow explorent les limites de cette contrainte. Le groupe croit également qu'il est fort probable qu'il soit le seul quatuor au monde réunissant une vielle à roue, deux clarinettes basses et une guitare acoustique.

—

Naomi McCarroll-Butler fabrique des flûtes, joue des anches et écrit d'étranges chansons sous le nom de mer agatha.
https://www.facebook.com/na.o0o.mi.sound (photo: Willa Coward)

Lori Freedman est une clarinettiste qui a consacré la première moitié de ses 45 années de carrière à l’interprétation, à l’enregistrement et aux tournées de musique classique et contemporaine, en solo, en musique de chambre et au sein d’orchestres. Une grande partie de ce répertoire a été écrite pour elle ou lui
a été dédiée. Depuis 25 ans, ses principales activités se concentrent davantage sur la création et l’exploration artistique : composition, improvisation et collaborations avec d’autres musiciens ainsi qu’avec des artistes du milieu de la danse et du théâtre.
 www.lorifreedman.com (photo: Elaine Louw Graham)

Ben Grossman est un musicien très actif: improvisateur, musicien de studio, compositeur, bruiteur, artiste d'audio et conservateur. Il a travaillé dans plusieurs domaines, ayant travaillé sur de nombreux enregistrements, bandes sonores pour le cinéma et la télévision, la conception sonore pour le théâtre, les installations sonores, les oeuvres conçu pour la transmission radiophonique, et spectacles de musique allant du début du Moyen Âge à la musique électronique expérimentale. www.macrophone.org (photo :Celine Côté)

Daniel Kruger est un improvisateur, guitariste et compositeur basé à Tio’tia:ke/Montréal. Il passe une grande partie de son temps en tant que musicothérapeute (MTA, MA) en pédopsychiatrie, où il accompagne les enfants et les adolescents dans leurs efforts pour atteindre leurs objectifs en matière de
santé mentale. Daniel est également un interprète et compositeur actif au sein de la communauté de musique improvisée montréalaise. Parmi ses nombreux centres d’intérêt et compétences musicales, son exploration des possibilités percussives et texturales de la guitare acoustique se distingue tout particulièrement.

(photo: Clement Villemont)

Voir l’événement →
Lancement & Causerie - La montagne d'Améyo
sept.
3

Lancement & Causerie - La montagne d'Améyo

Les éditions Septentrion et la Livrerie vous invitent au lancement du roman La montagne d’Améyo de Nathalie Albertini. L’autrice sera présente pour une causerie animée par Rim Boukhssimi.

—

1802, Améyo a 15 ans lorsqu’elle est arrachée à sa terre natale et déportée par un navire négrier. Elle devient esclave sur une habitation de Martinique. Puis la famille de planteurs part s’installer à l’île Bourbon, où l’ordre esclavagiste est encore prospère. Les années passent, marquées par la violence et les pertes. Un cyclone bouleverse un jour la plantation : Améyo saisit l’occasion de s’enfuir vers les Hauts. Dans la montagne, elle apprend à survivre et à s’affranchir de l’asservissement. Mais trouver la liberté n’est pas une quête facile pour qui n’accepte plus la domination de ses pairs. Forte de plusieurs compétences de survie, elle développe ses talents de soigneuse, tout en cherchant à guérir son âme tourmentée. Sa réputation fera le tour de l’île Bourbon et forgera la légende, entourée et respectée pour son art et son influence.

—

Montréalaise d’adoption et originaire de l’île de la Réunion, Nathalie Albertini est mère de trois enfants. Elle partage son temps entre l’écriture, les arts visuels, la famille et les promenades avec sa chienne. L’écriture de ce premier roman s’est imposée comme une évidence; me re en lumière le rôle majeur et admirable des femmes dans le récit collectif de l’esclavage et du marronnage, autant dans l’histoire que dans la littérature.

—

Rim Boukhssimi 

J'ai grandi entre le Maroc et le Québec. Entre la darija, le français et l’anglais. Entre ma culture d’origine, celle post-coloniale, et celle que j’ai choisie. Je choisis de ne pas choisir. C’est ma forme de désobéissance, et c’est devenu ma méthode.  Ancienne journaliste de presse écrite, entrepreneure du web. J’écris en français et en anglais, théâtre, fiction, non-fiction. Je produis des podcasts : true crime, entrepreneuriat, société. J’anime des ateliers sur le numérique et l’écriture. J’accompagne celles et ceux qui ont quelque chose à dire et qui cherchent encore comment le dire.

Voir l’événement →