Les éditions Quartz et la Livrerie vous invitent au lancement d’Escarres de Jonathan Hope suivit d’un entretien avec Marie-Odile Cormier.
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ESCARRES
Après Ce lac, on retrouve Jonathan Hope avec un inquiétant road novel dans un Nord fantasmé. Usant d’une trame rapide, déconstruite à la Lynch, terrible, il visite à nouveau ses sujets de prédilection, les « paysages élimés par les vivants » et la boréalité. Il nous entraîne dans un récit de glissements, de disparitions et de résurgences. On connait l’auteur pour son usage étonnant de la langue et de la littérature grise. Ici, le point de départ — donc aussi le point de bascule — c’est Le Guide pratique d’identification des dépôts de surface au Québec, qui nous mènera, hallucinés et éblouis, jusqu’aux eskers abitibiens. De cette lecture aux contours oniriques, on ne sort pas tout à fait indemnes, mais assurés du talent incontestable de l’auteur pour nommer le monde en déroute.
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Jonathan Hope est professeur au département d’études littéraires de l’UQAM. Ses domaines de spécialisation sont le pragmatisme, les lettres et les humanités environnementales. Ce qui l’anime, ce sont les arrangements des vivants, leurs manières de se partager le monde. Ce qui l’intéresse, ce sont les configurations de signes, d’arguments, de documents, de métaphores, de récits, et leurs inscriptions dans le réel.

